Programmation à venir

ÉTÉ 2026

Monet au Havre
5 juin > 27 septembre 2026
 

À l’occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet (Paris, 1840 – Giverny, 1926), le MuMa présente une plongée inédite dans la jeunesse du peintre à travers l’exposition « Monet au Havre ».

De ses premiers carnets de dessins aux paysages maritimes et portuaires, l’exposition révèle la manière dont ces trente années décisives, passées entre Le Havre et Paris, ont façonné le regard et la technique de Monet.

Dans un parcours de près d’une centaine d’oeuvres et de documents en provenance de prestigieuses institutions publiques et privées mais aussi des collections des descendants de l’artiste, l’exposition offre un éclairage nouveau sur les liens du père de l’impressionnisme avec la ville du Havre. 


Commissariat de l'exposition
Géraldine Lefebvre, directrice du MuMa
assistée de Michaël Debris, chargé des collections du MuMa
et de Pascal Perrin, historien de l’art.

UNE JEUNESSE HAVRAISE
Claude MONET (1840-1926), Jardin en fleurs - à Sainte-Adresse, vers 1866, huile sur toile, 64 x 53 cm. Montpellier - Musée Fabre. Dépôt du Musée d'Orsay - Paris.. © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Claude MONET (1840-1926), Jardin en fleurs - à Sainte-Adresse, vers 1866, huile sur toile, 64 x 53 cm. Montpellier - Musée Fabre. Dépôt du Musée d'Orsay - Paris.. © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
L’exposition du MuMa propose une traversée à la fois sensible et approfondie des années de jeunesse de Claude Monet au Havre, de 1845 – lorsque sa famille s’installe dans la cité portuaire – à 1874, date de la première exposition impressionniste à Paris, qui coïncide avec l’exécution de sa dernière série de marines havraises. Ces trois décennies sont celles de l’éveil et de l’affirmation d’une vocation.

Né en 1840, le jeune Monet fait au Havre ses premiers pas artistiques. Il noircit ses carnets de dessins pris sur le motif, croque avec malice les notables de la ville, s’initie au paysage en compagnie d’Eugène Boudin puis de Johan Barthold Jongkind, s’imprègne de la leçon des maîtres et compose ses premières natures mortes. Partagé entre la ville de son enfance et Paris, où il rencontre les futurs impressionnistes, Monet forge peu à peu son regard et affirme son ambition.

Au Havre, il croise également les photographes, attirés par les sujets pittoresques ou par les défis techniques qu’offre une ville maritime en pleine mutation. Leurs images constituent un réservoir de motifs qui émaillent son oeuvre. Des paysages sauvages de la pointe de la Hève à Sainte-Adresse, ce « bout du monde » prisé des Havrais, aux régates animant la rade, jusqu’au coeur du grand port industriel, les toiles exécutées en terre normande racontent la naissance d’un peintre et d’un regard moderne.

SES PREMIERS SOUTIENS
Claude MONET (1840-1926), Madame Louis Joachim Gaudibert, 1868, huile sur toile, 216,5 x 138,5 cm. Paris - Musée d'Orsay. © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Claude MONET (1840-1926), Madame Louis Joachim Gaudibert, 1868, huile sur toile, 216,5 x 138,5 cm. Paris - Musée d'Orsay. © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
C’est encore au Havre que Monet trouve ses soutiens. Au sein même de sa famille, son frère Léon Monet l’encourage ; parmi les collectionneurs locaux, la famille Gaudibert acquiert ses premiers tableaux. Plus tard, les fondateurs du Cercle de l’Art moderne - Olivier Senn, Pieter Van der Velde et Charles-Auguste Marande deviendront des acquéreurs réguliers. Par l'entremise de ses amis Eugène Boudin et Gustave Courbet, le jeune artiste élargit encore le cercle de ses mécènes et affirme sa place sur la scène artistique.

Appuyée sur des documents inédits, l’exposition présente le milieu familial de l’artiste, la vie havraise et son influence décisive, les sources d’inspiration du jeune peintre, les conditions de sa formation, ses nombreuses caricatures, les sites qu’il choisit de représenter, l’évolution de sa technique et le rôle essentiel de ses premiers collectionneurs. Une chronologie détaillée, des cartes du territoire et des extraits de correspondance – souvent présentés pour la première fois – offrent un éclairage précieux sur la genèse d’une oeuvre et sur le parcours d’un artiste appelé à transformer l’histoire de la peinture.

LE PARCOURS DE L'EXPOSITION
Claude MONET (1840-1926), Le Bassin du Commerce, Le Havre, vers 1874, huile sur toile, 37 x 45 cm. Liège - La Boverie. © Musée des Beaux-Arts de Liège/La Boverie
Claude MONET (1840-1926), Le Bassin du Commerce, Le Havre, vers 1874, huile sur toile, 37 x 45 cm. Liège - La Boverie. © Musée des Beaux-Arts de Liège/La Boverie
L’exposition du MuMa se déploie en 9 sections selon une logique thématique et chronologique et comprend une centaine d’oeuvres parmi lesquelles des peintures, des carnets de croquis de Monet, des documents d’archives et de nombreuses photographies de famille.

L’exposition apportera un éclairage inédit sur la famille Monet, le milieu havrais avec ses notables caricaturés par le jeune artiste et les multiples influences artistiques :



1. Premiers dessins, 1856 et premier tableau, 1858
2. Le cercle familial et artistique
3. Premières natures mortes
4. Les caricatures, Le Havre-Paris
5. Les pastels de ciels de Monet et de Boudin
6. Gustave Le Gray au Havre, 1856
7. Les Paysages maritimes et portuaires
8. Le don Monet à la Ville du Havre, 1910
9. Water Lilies #1 et #2 d’Ai Weiwei, 2022.


AI WEIWEI, WATER LILIES #1 ET #2, 2022
UN JARDIN CONTEMPORAIN
Ai Weiwei, Water Lilies # 1, 2022, lego. San Gimignano - Galleria Continua - Courtesy AI WEIWEI STUDIO and GALLERIA CONTINUA. © Ela Bialkowska
Ai Weiwei, Water Lilies # 1, 2022, lego. San Gimignano - Galleria Continua - Courtesy AI WEIWEI STUDIO and GALLERIA CONTINUA. © Ela Bialkowska
En collaboration avec le festival Normandie Impressionniste 2026, le MuMa présente pour la première fois en France deux installations de l’artiste et activiste chinois Ai Weiwei.
Monumentales, longues chacune de plus de quinze mètres, ces oeuvres composées de 650 000 briques de LEGO® revisitent les Nymphéas de Claude Monet. Durant ses années new-yorkaises, Ai Weiwei a longuement contemplé cette peinture au MoMa, s’imprégnant de ses vibrations lumineuses.

De cette mémoire est née une relecture singulière, où la matière industrielle et sérielle des briques colorées se substitue à la touche impressionniste, sans en trahir l’élan méditatif. Mais
ces Water Lilies sont aussi un geste filial. Les oeuvres rendent hommage à son père, poète formé à Paris, qui avait étudié à Paris, profondément marqué par l’impressionnisme, avant d’être réduit au silence par le régime communiste à son retour en Chine.
 
Claude MONET (1840-1926), Les Nymphéas, 1904, huile sur toile, 89 x 92 cm. MuMa Le Havre, Musée d’art moderne André Malraux. © MuMa Le Havre / David Fogel
Claude MONET (1840-1926), Les Nymphéas, 1904, huile sur toile, 89 x 92 cm. MuMa Le Havre, Musée d’art moderne André Malraux. © MuMa Le Havre / David Fogel
Présentées au MuMa, ces deux oeuvres monumentales ouvrent et ferment le parcours de l’exposition, dialoguant avec la toile Nymphéas de 1904, offerte par Monet à la Ville du Havre en 1910. Elles marquent également la première venue d’Ai Weiwei en Normandie, sur les traces de Monet, inscrivant ce face à- face entre Orient et Occident, passé et présent, dans la terre même qui vit naître l’impressionnisme.

Commissariat de l'exposition
Géraldine Lefebvre, directrice du MuMa
et Philippe Platel, directeur du festival Normandie Impressionniste.
 



L’exposition « Monet au Havre » bénéficie du soutien exceptionnel des musées d’Orsay et Marmottan Monet, pleinement associés par leurs prêts et leur apport scientifique.
Elle réunit des oeuvres en provenance des plus grands musées étrangers et français telles les National Gallery of Art de Londres, Edimbourg et Washington, le Minneapolis Institute of arts, les musées de Denver, Cleveland, Copenhague, Liège, le Clark Institute à Williamstown, les musées d’art de Saitama et Tochigi au Japon, tout comme les musées d’Honfleur, Giverny, Rouen et la Bibliothèque nationale de France. Les descendants de Claude Monet ont également accepté pour la première fois de prêter des oeuvres inédites telles le portrait du père de l’artiste et un de ses premiers carnets de croquis.