BONNARD, Intérieur au balcon

Pierre BONNARD (1867-1947), Intérieur au balcon, 1919, huile sur toile, 52 x 77 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Pierre BONNARD (1867-1947)
Intérieur au balcon
1919
huile sur toile
52 x 77 cm
© MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Commentaire audioguide
À l'issue de ses années de formation, Pierre Bonnard (1867-1947), comme notamment Vuillard et Vallotton, rejoint Maurice Denis au sein du groupe des nabis, lequel est inspiré par Sérusier. Séduit par le japonisme, Bonnard transforme sa vision picturale, adoptant les aplats, les couleurs pures et surtout une organisation décentrée de l'espace qui exclut les effets de perspective.

En juin 1909, Pierre Bonnard découvre le Midi lors d'un séjour chez son ami le peintre Manguin à Saint-Tropez. Fasciné par la lumière éblouissante de la Méditerranée, il y retourne les étés suivants pour peindre les paysages de la région et fait à cette occasion la rencontre de Signac et de Renoir.

Exécuté en 1919 dans la salle à manger de la villa d'Antibes, Intérieur au balcon invite à pénétrer dans l'intimité d'un lieu familier dont la fenêtre s'entrouvre sur le bleu de la mer. Le cadrage se resserre autour de l'intensité lumineuse de l'eau, dont les reflets bleutés teintent la nappe et la vaisselle. De l'intérieur familial ombragé à l'horizon ensoleillé, le parcours de la lumière laisse le regard circuler entre les deux espaces. Sur la table, un petit animal immobile, pékinois ou chaton, se blottit auprès d'un vase cylindrique garni d'une branche de fleur d'oranger. Décadré dans l'angle inférieur droit du tableau, le profil au regard perdu de Marthe Bonnard, la femme et le modèle du peintre, apporte au tableau une part de mystère. L'œuvre atteint ainsi une dimension universelle en ce qu'elle met en scène un moment intime et silencieux de contemplation, celle du paysage marin et de la lumière méditerranéenne.

Œuvres commentées : Après l’impressionnisme (16)

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