18 h 00
Safia Benhaim, La Fièvre, 2014
Maroc, février 2011.
Une nuit de fièvre, une enfant perçoit la présence d’un fantôme : c’est une exilée politique, de retour dans son pays natal après une longue absence. Dans le noir et les délires de la fièvre, récit muet, voix sans corps et visions s’entremêlent. L’enfant d’aujourd’hui et le fantôme de la femme se confondent, en un voyage dans l’espace et le temps qui va mener l’exilée politique à une étrange bâtisse, à sa mémoire perdue. Le récit de la décolonisation et de luttes oubliées ressurgit, avant que de nouvelles luttes, celles du « printemps arabe » au Maroc, submergent le passé.
Programme :
Safia Benhaim, La Fièvre, 2014, 40'
En présence de la réalisatrice.
Dans le cadre du Mois du film documentaire en partenariat avec la bibliothèque municipale Armand Salacrou, la bibliothèque et le service culturel de l’université du Havre, le festival Du Grain à démoudre et l’association Cannibale Peluche.
Une nuit de fièvre, une enfant perçoit la présence d’un fantôme : c’est une exilée politique, de retour dans son pays natal après une longue absence. Dans le noir et les délires de la fièvre, récit muet, voix sans corps et visions s’entremêlent. L’enfant d’aujourd’hui et le fantôme de la femme se confondent, en un voyage dans l’espace et le temps qui va mener l’exilée politique à une étrange bâtisse, à sa mémoire perdue. Le récit de la décolonisation et de luttes oubliées ressurgit, avant que de nouvelles luttes, celles du « printemps arabe » au Maroc, submergent le passé.
Programme :
Safia Benhaim, La Fièvre, 2014, 40'
En présence de la réalisatrice.
Dans le cadre du Mois du film documentaire en partenariat avec la bibliothèque municipale Armand Salacrou, la bibliothèque et le service culturel de l’université du Havre, le festival Du Grain à démoudre et l’association Cannibale Peluche.
Date(s)
- 18 novembre 2015
Tarif(s)
Gratuit
Sans réservation, dans la limite des places disponibles.
Helga Fanderl, Gelbe Blätter (Feuilles jaunes)
« Je présente un programme composé d’une sélection de 22 films très courts, en Super 8 et en 16 mm. Par un libre jeu de correspondances et de résonances un « film » éphémère et unique prend forme au cours de la projection qui se fait à partir de la salle. Le son du projecteur s’entend. Mes films muets évoquent à la fois la présence de l’objet et la mienne en train de filmer. Je trouve ce que je filme en me promenant avec ma caméra, attentive et réceptive à la réalité. Chaque objet impose au film une forme particulière. Les films captent le moment d’une communication animée et s’inspirent de rythmes trouvés. Je filme de façon concentrée et directe, d’un seul geste. La caméra est l’instrument de création in situ. Il n’y a pas de montage ultérieur. Le film individuel garde la chronologie des prises de vue. Le spectateur partage ainsi mon regard et mes décisions et fait l’expérience intense d’un cosmos filmique où il peut facilement perdre la notion habituelle du temps et de l’espace. » Helga Fanderl
Programme :
- en Super 8 :
Carrousel au Jardin d’Acclimatation
Trains de marchandises
Lousias
Sculptures dans la brume
Plantes
Après le feu II
Valse de noces
Arbre à kakis en hiver
- en 16 mm :
Oiseaux au Checkpoint
Charlie
Berlin Est
Tunnel
De l’Empire State
Building
Tortelloni
Eaux violentes
Ours blanc
Panthère de Chine
Feuilles mortes
Rouille
Containers
Verres
Feuilles jaunes
Fleuve
En présence de l’artiste
Dans le cadre du 50e anniversaire du Super 8
Programme :
- en Super 8 :
Carrousel au Jardin d’Acclimatation
Trains de marchandises
Lousias
Sculptures dans la brume
Plantes
Après le feu II
Valse de noces
Arbre à kakis en hiver
- en 16 mm :
Oiseaux au Checkpoint
Charlie
Berlin Est
Tunnel
De l’Empire State
Building
Tortelloni
Eaux violentes
Ours blanc
Panthère de Chine
Feuilles mortes
Rouille
Containers
Verres
Feuilles jaunes
Fleuve
En présence de l’artiste
Dans le cadre du 50e anniversaire du Super 8
Date(s)
- 14 octobre 2015
Tarif(s)
Gratuit
Sans réservation, dans la limite des places disponibles.
Elena Pease. © David Morganti
- -
Si ce concert propose quatuor et septuor, c’est un trio qu’il faut ici présenter, celui du dramaturge Bertolt Brecht et des musiciens Hanns Eisler et Kurt Weill. Une même sensibilité politique unit ces trois hommes aux destins parallèles et chargés d’exils. Après les succès des années vingt, si l’on songe à l’Opéra de Quat’sous, la fuite du nazisme entraînera nos artistes dans un long périple avec arrêt prolongé aux États-Unis. Arrêt définitif pour Kurt Weill qui meurt à New-York en 1950 mais nouvel exil pour Brecht et Eisler, chassés après la guerre par le maccarthysme qui les réexpédie en Allemagne. Les musiciens de l’Orchestre nous font découvrir la trop rare musique de chambre de ces compositeurs portés vers le théâtre, et l’accompagnent de textes de Brecht.
Au programme :
Hanns Eisler, Septuor n°1
Hanns Eisler, Septuor n°2 « Circus »
Kurt Weill, Quatuor à cordes
Et lecture de textes de Bertolt Brecht
Avec : Tristan Benveniste, Elena Pease (Violons), Stéphanie Lalizet (Alto), Hélène Latour (Violoncelle), Kouchyar Shahroudi (Flûte), Naoko Yoshimura (Clarinette), Batiste Arcaix (Basson) et Claire Chauffour (Récitante)
En partenariat avec l’Opéra de Rouen Normandie
Au programme :
Hanns Eisler, Septuor n°1
Hanns Eisler, Septuor n°2 « Circus »
Kurt Weill, Quatuor à cordes
Et lecture de textes de Bertolt Brecht
Avec : Tristan Benveniste, Elena Pease (Violons), Stéphanie Lalizet (Alto), Hélène Latour (Violoncelle), Kouchyar Shahroudi (Flûte), Naoko Yoshimura (Clarinette), Batiste Arcaix (Basson) et Claire Chauffour (Récitante)
En partenariat avec l’Opéra de Rouen Normandie
Date(s)
- 12 décembre 2015
Tarif(s)
Gratuit
Réservation obligatoire, aux heures d'ouverture du musée, à l'accueil et par téléphone au 02 35 19 62 72
Madame H. © Droits réservés
- -
Musique : Aña ; Réalisation : Jean-Marie Chatelier ; Production : I love LH
Jean-Marie Chatelier, réalisateur havrais, rencontrait en 2009 Madame H, et tombait sous le charme de cette patiente de l’Hôpital Pasteur. Cette « petite fée vaporeuse » allait longtemps lui rester en mémoire, jusqu’à devenir le personnage principal d’un ciné-concert créé à base d’images d’archives issues de la Mémoire Audiovisuelle du Pôle Image Haute-Normandie. Accompagné par les musiciens de Aña qui réalisent la bande son, Jean-Marie Chatelier rend hommage à la vieille femme. Mais à travers elle, c’est aussi un portrait du Havre qu’il dresse.
Un portrait entre documentaire et fiction, faits historiques et histoire romancée.
Pour une ville ayant connu bien des histoires, et dont nous célébrons actuellement le classement du centre-ville reconstruit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
En partenariat avec le Pôle Image Haute-Normandie.
Jean-Marie Chatelier, réalisateur havrais, rencontrait en 2009 Madame H, et tombait sous le charme de cette patiente de l’Hôpital Pasteur. Cette « petite fée vaporeuse » allait longtemps lui rester en mémoire, jusqu’à devenir le personnage principal d’un ciné-concert créé à base d’images d’archives issues de la Mémoire Audiovisuelle du Pôle Image Haute-Normandie. Accompagné par les musiciens de Aña qui réalisent la bande son, Jean-Marie Chatelier rend hommage à la vieille femme. Mais à travers elle, c’est aussi un portrait du Havre qu’il dresse.
Un portrait entre documentaire et fiction, faits historiques et histoire romancée.
Pour une ville ayant connu bien des histoires, et dont nous célébrons actuellement le classement du centre-ville reconstruit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
En partenariat avec le Pôle Image Haute-Normandie.
Date(s)
- 28 novembre 2015
Tarif(s)
Gratuit
Réservation obligatoire, aux heures d'ouverture du musée, à l'accueil et par téléphone au 02 35 19 62 72
Ciné-concert précédé d’une visite de l’exposition « Bernard Plossu. Le Havre en noir et blanc », en guise d’amuse-bouche.
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
Par Danièle Gutmann, historienne de l’art, enseignante à l’ESADHaR, Le Havre
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
L’impressionnisme au miroir de la peinture historique et mythologique
Par Gilles Genty, historien de l’art
Par Gilles Genty, historien de l’art
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
La mémoire oubliée des Collections de la Chambre de Commerce du Havre
Par Marie-Anne du Boullay, historienne de l’art
Par Marie-Anne du Boullay, historienne de l’art
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
Par Colin Lemoine, historien de l’art, conservateur au musée Bourdelle, Paris
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
Par Dominique Smith, Directeur du Département d'Anglais à la Faculté des Affaires Internationales, Université du Havre, enseignante en histoire de l’art anglais et australien
. © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre
Par Guillaume Picon, historien
"Depuis une vingtaine d’années, plusieurs études sur l’histoire des couleurs ont été publiées dont une sur le noir tandis que les historiens de l’art ont renouvelé leurs approches en s’intéressant à des thèmes tels que le détail et, plus récemment, la coulure. Il s’agit donc d’aller à la recherche du noir et de ses manifestations, sans tomber, d’un côté, dans une histoire de la couleur noir, de l’autre, dans un inventaire du noir dans la peinture. Le noir est une substance diffuse et polymorphe (mode, art, littérature, cinéma). L’exhaustivité n’est pas de mise. L’idée est de traquer le noir dans ses états les plus représentatifs, de la Préhistoire à nos jours."
"Depuis une vingtaine d’années, plusieurs études sur l’histoire des couleurs ont été publiées dont une sur le noir tandis que les historiens de l’art ont renouvelé leurs approches en s’intéressant à des thèmes tels que le détail et, plus récemment, la coulure. Il s’agit donc d’aller à la recherche du noir et de ses manifestations, sans tomber, d’un côté, dans une histoire de la couleur noir, de l’autre, dans un inventaire du noir dans la peinture. Le noir est une substance diffuse et polymorphe (mode, art, littérature, cinéma). L’exhaustivité n’est pas de mise. L’idée est de traquer le noir dans ses états les plus représentatifs, de la Préhistoire à nos jours."