MARQUET, Les Toits Rouges

Albert MARQUET (1875-1947), Les Toits Rouges, 1902-1904, huile sur toile, 23,8 x 34,7 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Albert MARQUET (1875-1947)
Les Toits Rouges
1902-1904
huile sur toile
23,8 x 34,7 cm
© MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Dès 1897, à la suite de sa découverte des impressionnistes, Albert Marquet (1875-1947) s’immerge au cœur du paysage. Formé aux côtés de Matisse dans l’atelier du peintre Gustave Moreau à l’École des beaux-arts de Paris, l’artiste trouve son inspiration au cœur des différents quartiers de la capitale et dans la proche banlieue. Il expose une première fois en 1899 au Salon de la Société nationale des beaux-arts et participe en 1901 au Salon des Indépendants aux côtés de Matisse, Laprade et Puy. Dès cette époque, il choisit d’utiliser des couleurs pures, annonçant ainsi l’avènement du fauvisme.

En 1903, Marquet emménage avenue de Versailles, non loin de la porte de Saint-Cloud. Il peint une série de toiles depuis les fenêtres de son appartement. Le quartier du Point-du-Jour, les bâtiments industriels et les toits orangés retiennent son attention. Dans Les Toits rouges et dans Le Balcon. Avenue de Versailles de la collection Senn Marquet étage les différents plans, alternant zones sombres et lumineuses. Les couleurs apposées avec force, sans transparence ni effet de touches impressionnistes, structurent la composition.

En 1905, Marquet expose dans la salle des Fauves au Salon d’automne, et l’année suivante au Havre sur les cimaises du Cercle de l’art moderne. Tout en maintenant des rapports privilégiés avec ses amis fauves, Marquet se préserve des excès de la couleur pure. Ses tonalités conservent une certaine douceur, ses formes se simplifient progressivement et il travaille particulièrement les obliques pour marquer la profondeur. Ce type de composition se retrouve notamment dans les vues des quais de Paris exécutées entre 1905 et 1908, où le peintre, variant peu ses sujets, adopte presque toujours un point de vue surélevé et légèrement décalé par rapport au motif.

Œuvres commentées : Fauvisme (12)

Kees van DONGEN (1877-1968), La Parisienne de Montmartre, ca. 1907-1908, huile sur toile, 64,5 x 53,2 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
André DERAIN (1880-1954), Bougival, ca. 1904, huile sur toile, 41,5 x 33,5 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Albert MARQUET (1875-1947), Les Toits Rouges, 1902-1904, huile sur toile, 23,8 x 34,7 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
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Kees van DONGEN (1877-1968), Les cavaliers au Bois de Boulogne, ca. 1908-1909, huile sur toile, 64 x 53,2 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2013
Albert MARQUET (1875-1947), La Baie d’Alger, ca. 1921, huile sur carton, 33 x 41 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard — © ADAGP, Paris, 2015
Jean PUY (1876-1960), Nature morte, bouquet d’oranges dans un pichet ou Collioure, 1913, huile sur bois, 46 x 38 cm. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn — © ADAGP, Paris, 2015
Albert MARQUET (1875-1947), Quai des Grands-Augustins, 1905-1906, huile sur toile, 60 x 73 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2015
Albert MARQUET (1875-1947), Intérieur à Sidi-Bou-Saïd, ca. 1923, huile sur toile marouflée sur carton toilé, 40,7 x 32 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel — © ADAGP, Paris, 2015
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Henri MATISSE (1869-1954), Paysage ou Rue dans le Midi, 1919, huile sur carton toilé, 38 x 46 cm. Droits Photo : © MuMa Le Havre / David Fogel — Droits Auteur : © Succession H. Matisse
Jean PUY (1876-1960), Crique en Bretagne, ca. 1910, huile sur toile, 46 x 54,5 cm. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn — © ADAGP, Paris, 2015