Coulisses d’un confinement. J – quelques jours avant la réouverture du MuMa

On s’en souvient : l’annonce du confinement qui nous prend tous au dépourvu, l’effet de sidération… Le 12 mars, le compte à rebours pour l’ouverture de l’exposition Nuits électriques prévue le 4 avril  était déjà lancé. On était prêts : la scénographie en place, les murs peints, la première vitrophanie posée (un incroyable réverbère photographie vers 1870 par Charles Marville à paris). On n’attendait plus que les œuvres…. Dont une première partie fut acheminée depuis Paris le 16 mars, veille du confinement ! 
Scénographie de l’exposition Nuits électriques. . © Laurent Lachèvre
Scénographie de l’exposition Nuits électriques. . © Laurent Lachèvre
Le 17 mars tout était à l’arrêt, les caisses entreposées dans nos réserves sécurisées, les autres œuvres chez leurs propriétaires à Paris, Göteborg, Leeds, Copenhague, Rome, Madrid, Berlin….
L’après-midi même, après avoir organisé la sécurité et la surveillance du musée pendant la fermeture, depuis nos « chez nous » transformés en bureaux, nous reprenons contact avec chacun des prêteurs : rassurer, prendre des nouvelles, y croire, on y arrivera et cette expo on la fera ! des jours meilleurs viendront. 
2 mois de confinement, deux mois d’échanges non-stop avec des particuliers, des directeurs et directrices de musées, de galeries, des équipes formidables, tous confinés aux quatre coins de l’Europe. On se serre les coudes. Oui, pas de raison de remettre en cause les promesses de prêt, et d’accord pour prolonger l’exposition jusqu’au 1er novembre.

 
Maxime Maufra, Féérie nocturne - Exposition universelle 1900,, 1900,, huile sur toile, 65,5 x 81,3 cm,. Reims. © C. Devleeschauwer
Maxime Maufra, Féérie nocturne - Exposition universelle 1900,, 1900,, huile sur toile, 65,5 x 81,3 cm,. Reims. © C. Devleeschauwer
C’était sans compter sur les effets de la pandémie : les signes encourageants d’un côté, moins de l’autre, le doute, les mesures de protection sanitaire, différentes d’un pays à l’autre. Mais on y croit toujours ! On s’adaptera ! Il suffit de se donner un peu de temps, les choses évoluent si vite. En décidant de fixer le 3 juillet comme date d’ouverture de Nuits électriques, on se donne le maximum de chances de tout réunir. A cette date, nous serons peut-être tous déconfinés en Europe…et les œuvres provenant de 11 pays étrangers pourront gagner enfin Le Havre.
Alors oui… presque toutes ! Caillebotte, Monet, Munch, Delaunay seront là comme les Bonnard, Steinlen, Toulouse Lautrec, Vallotton… L’expo est sauvée !
On accroche à partir du 16 juin ! Les œuvres continueront d’arriver jusqu’au tout début du mois de juillet. On sera prêts le 3 juillet pour vous accueillir, tellement heureux de vous retrouver et de partager avec vous le plaisir de découvrir ces œuvres, de vous permettre de découvrir enfin nos « Nuits ».

L’équipe du MuMa 
Billet de blog du mercredi 17 juin 2020

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