Vous êtes ici

Dernières acquisitions

Les collections du MuMa ne cessent de s'accroître grâce aux legs, aux dons, aux dépôts mais aussi aux acquisitions régulières. Ces dernières sont rendues possibles grâce, notamment, au soutien de l’association des Amis du Musée André Malraux (AMAM) et du FRAM Haute-Normandie (Fonds Régional d’Acquisition des musées).

Les choix du musée se portent sur des œuvres fin XIXe – début XXe venant enrichir les collections existantes, mais aussi sur la création contemporaine, et plus particulièrement la photographie. Dans ce domaine, le paysage et l’architecture sont privilégiés comme un prolongement des collections XIXe.

 

Remarque :

   - pour des raisons de conservation, une partie des collections, notamment les photographies et les œuvres graphiques, est exposée par roulement.

Œuvres acquises en 2012

Dana Levy, Dead World Order

2012, vidéo, 6'38

 

Dana Levy, Dead World OrderNée en Israël, Dana Levy a étudié la vidéo au Royaume-Uni. Son travail explore notamment les thèmes de la mémoire et de l'identité. Elle fait partie, avec les artistes Sabine Meier, Mathilde Delahaye et Karlis Rekevics des premiers artistes à avoir bénéficié du programme de résidences « Le Havre – New York // Regards croisés », mis en place par la Ville du Havre et l'Institut Français. C'est à l'occasion de ce séjour de trois au mois au Havre, entre octobre et décembre 2011, que Dana Levy a réalisé la vidéo Dead World Order.

 

Le film a été tourné dans la Maison de l'Armateur, l'un des rares lieux qui soit resté intact après la destruction de la ville du Havre lors de la seconde guerre mondiale. L'œuvre, par l'ambiance des images comme par la bande-son, fait délibérément référence à deux films d'Alfred Hitchcock, Sueurs froides et Psychose. La vidéo met en scène une femme évoluant dans la maison, affairée avec les objets qui y sont conservés. Jouant son propre rôle, le conservateur des musées historiques est d'ailleurs le seul personnage qui apparaît à l'écran, habitant silencieusement les lieux. Dana Lévy explique ainsi sa démarche : « dans cet édifice construit en spirale, chaque étage regorge de trésors et de curiosités amenés il y a deux siècles de contrées lointaines. Mon film évoque le désir de préserver et d'organiser ces collections d'objets, mais il parle aussi d'un monde qui n'existe plus et peut-être n'existera plus jamais ».

 


 

Raoul Dufy, Fin de journée au Havre

1901, huile sur toile, 99  x 135 cm

© ADAGP, Paris, 2014

 

Raoul Dufy, Le Quai Colbert au Havre, effet du soirDepuis le legs en 1963, par Madame Dufy, de 70 œuvres de son mari, le MuMa enrichit progressivement son fonds Dufy, lorsque l’occasion se présente. C’est le cas avec cette œuvre de jeunesse, particulièrement importante puisqu'elle est la première exposée par l'artiste dans un salon parisien, le Salon des artistes français en 1901.

Dufy représente le quai Colbert dans le port du Havre. Traditionnellement affectée au déchargement du charbon en provenance du Pays de Galles, cette partie du port est progressivement modernisée, avec l’installation de nouvelles grues électriques au début du XXe siècle. C’est ce paysage industriel récemment transformé que Dufy peint. Les tas de charbon à gauche cachent les bateaux à voile et à vapeur amarrés dans le bassin Vauban, tandis que plus loin les grues se détachent nettement sur un ciel d’une fin d’après midi d’hiver. Au fond, à droite, apparaissent les façades du quartier Saint-François, donnant sur le bassin de la Barre. Le large premier plan est à lui seul occupé par le terrain boueux du quai où se pressent en petits groupes des ouvriers, sans doute des dockers, manœuvres, parfois accompagnés de femmes et enfants, revenant chez eux après une journée de travail.

Exceptionnelle par son sujet à forte connotation réaliste et sociale, par ses dimensions (qui trahissent sans doute l’ambition du jeune peintre d’exposer son œuvre au Salon), par sa facture, cette peinture, restée jusqu’à il y a peu dans la famille de l’artiste, apporte un éclairage passionnant sur les débuts du peintre. Elle illustre le moment charnière, après la fin de sa formation artistique, où, entre sa dette envers l’héritage impressionniste et ses débuts fauves, l’artiste expérimente de manière très fugitive d’autres voies.

 


 

Trine Søndergaard, Interior # 10

2011, C-print, 60 x 60 cm

© ADAGP, Paris, 2014

 

Trine Søndergaard, Interior # 10Découvrant il y a quatre ans un vieux manoir danois abandonné, Trine Søndergaard est venue régulièrement le visiter, en arpenter les pièces d’hiver dénudées, les longs couloirs en enfilade et en a photographié les chambres vides, les combles déserts, les escaliers, les recoins. L’ensemble des vues exécutées pendant ces quatre années constitue désormais une série intitulée « Interior ». Avec cette série, Trine  Søndergaard affirme clairement sa filiation avec l’œuvre du peintre danois du XIXe siècle Vilhelm Hammershøj : même palette subtile de gris, sens aigu de la lumière naturelle et rendu magistral de ses plus infimes variations. Empreintes de silence, les photographies de ces espaces vides de présence humaine, sont une invitation à méditer sur le temps et interrogent le lien entre peinture et photographie.

 


  

Vincent Barré, Outres 3-4

1999, deux sculptures en fonte de fer, 60 x 240 x 80 cm

© ADAGP, Paris, 2014

 

Vincent Barré, Outres 3-42011, année du cinquantième anniversaire du musée, a été l’occasion d’inviter un artiste à mener une réflexion sur le lien entre sculpture et architecture. C’est ainsi que la remise en eau du bassin d’entrée a été décidée, et que Vincent Barré a proposé d’y installer ses deux « Outres », pièces plus anciennes, qui sont venues trouver ici leur place de manière toute naturelle.

Ces fuseaux en fonte de fer, posés à fleur d’eau et s’y reflétant subtilement, créent une présence discrète dans cet espace d’entre-deux (entre l’extérieur et l’intérieur du musée), et un lien nouveau qui signale au public franchissant la passerelle d’accès qu’il pénètre dans l’espace du musée. Cette paire de sculptures assume à cet emplacement la même fonction que Le Signal d’Henri Georges Adam, et en constitue comme un écho, discret.

 

 

Œuvres acquises en 2011

Œuvres acquises en 2010






 
Œuvres
à la une
Albert Copieux, Dessins de guerre, 1914-1918
 
Albert Copieux, Dessins de guerre, 1914-1918
Application
Télécharger MuMA LH pour iPhone
Application
Télécharger MuMa LH pour iPhone